Les Pucerons

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culture Les Pucerons

Message  Scotville le Mer 20 Nov - 15:55


Les Pucerons

Puceron - forme ailée          -            Puceron - forme aptère

 
Classification :Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Hexapoda
Classe Insecta
Sous-classe Pterygota
Infra-classe Neoptera
Super-ordre Hemipteroidea
Ordre Hemiptera
Sous-ordre Sternorrhyncha
Nom anglais : Aphids

Importance

Les pucerons sont les principaux ravageurs de la culture des poivrons et piments. Plusieurs espèces de pucerons peuvent venir les visiter à l'occasion. Cependant, l'espèce qui les colonise habituellement est le puceron vert du pêcher (Myzus persicae).

Description

Ce sont de petits insectes au corps mou en forme de poire. Ils sont généralement de couleur vert pâle. Ils mesurent quelques millimètres. Leurs antennes sont courtes et les pièces buccales de type piqueur. Deux structures cylindriques placées au deux tiers de l'abdomen pointent vers le haut. Ce sont les cornicules; elles servent à sécréter un liquide défensif. Les pucerons excrètent par leur anus une substance collante nommée le miellat. Celui-ci est constitué de déchets organiques et de sucre.

 

Certains individus sont aptères et d'autres sont ailés.

Cycle de vie



Nous débutons l'explication du cycle de vie du puceron vert du pêcher par le stade sous lequel il hiverne, soit celui de l'oeuf. Les oeufs sont pondus à l'automne sur les arbres fruitiers, principalement les pruniers. Au printemps, des femelles sortent de ces oeufs. Elles se reproduisent sans accouplement, donnant naissance à d'autres femelles aptères. Après plusieurs générations, des femelles ailées apparaissent et migrent sur d'autres espèces de plantes dont les poivrons et piments.

Sur cette culture, on observe en premier lieu des individus ailés. Dès le début de juin, ces individus colonisent les plants en déposant en dessous des feuilles des individus aptères.



Une dizaine d'individus sont distribués sous plusieurs feuilles par chacun des pucerons ailés. On nomme les pucerons aptères les solitaires. Vers le milieu de juillet, chacun de ces solitaires donne naissance à plusieurs individus qui demeurent regroupés. Cette agglomération porte le nom de colonie.



Au cours du mois d'août, les colonies grossissent et commencent à devenir nombreuses. Des individus ailés apparaissent alors à l'intérieur de celles-ci. Ce phénomène a lieu autant sur les plants de poivrons et piments que sur les autres espèces de plantes qui ont été colonisées au printemps et qui se trouvent dans les environs. Ainsi, à l'intérieur du champ et provenant de l'extérieur de celui-ci, apparaissent de nouveaux ailés. Ce phénomène a lieu à chaque fois que les plants deviennent densément peuplés. Il peut se répéter plusieurs fois pendant l'été.

Pour la première fois, à l'automne, des individus ailés et sexués apparaissent. Il y a accouplement et l'espèce retourne sur les arbres fruitiers pour y passer l'hiver sous forme d'oeuf.

Dispersion

Les pucerons se reproduisent à plusieurs endroits. Certaines espèces de mauvaises herbes, arbres et arbustes alentour des champs constituent des réservoirs importants de populations de pucerons. Les populations sont donc plus élevées dans les champs entourés de végétation. Il en est de même pour les planches situées à l'orée des boisés.

Les courants d'air facilitent le déplacement des individus ailés. Ainsi, les extrémités de champs situés du côté des vents dominants seront colonisés en premier.

Les individus aptères ne se déplacent pas d'un plant à l'autre. Les ailés sont donc responsables du patron de distribution des pucerons dans un champ.

Dommages causés
Les pucerons causent deux types de dommages sur les plants de poivrons et piments.

Le premier dommage est occasionné par leur pièce buccale. Ces insectes sont des piqueurs. Ils se nourrissent de la sève des plants. Vu leur petite taille, les dommages ne sont apparents que s'ils sont en très grand nombre. Ils causent alors l'enroulement et la diformation des nouvelles feuilles et la chute des boutons floraux.

Le deuxième dommage est la présence du miellat sur les feuilles et les fruits. Un champignon utilise ce miellat comme milieu de culture. La substance collante devient noire à cause de sa présence. Les fruits doivent alors faire l'objet d'une surveillance accrue lors du lavage et la surface photosynthétique des feuilles est diminuée. Ce miellat devient apparent et dommageable lorsque le niveau d'infestation de pucerons est de moyen à élevé. On trouve alors sur les plants des colonies de pucerons.
Les pucerons sont aussi les principaux vecteurs de plusieurs maladies virales capables de causer de lourdes pertes .

Méthodes de lutte
Des applications insecticides sont utilisées pour contrôler les populations.
Certains prédateurs et parasitoïdes: (coccinelles, chrysopes et aphidoletes), ont déjà été introduits dans les cultures de poivrons et piments.


Cependant, les insecticides appliqués pour contrôler la pyrale du maïs limitent pour l'instant le recours aux insectes auxiliaires.


Pour pulvériser vos solutions de traitement, selon les surfaces à traiter, vous devrez utiliser un petit flacon pompe à main, ou un pulvériseur à pression de tailles plus ou moins importantes et portés à dos pour les plus gros.
Rincez-les soigneusement si vous devez les utiliser pour pulvériser d'autres produits. Mais le mieux est de les réserver à cet usage uniquement.

Conseils : les solutions utilisées, une fois préparées ne se conservent pas. Renouvelez-les à chaque application. S'il en reste, ne les jetez pas à l'égout.

Diagnostiquez la présence de pucerons

De toutes petites tailles, 1 à 4 mm, les pucerons ne sont pas toujours facilement visibles en début d'infestation sauf les gros pucerons verts que l'on peut remarquer sur des boutons floraux situés en bout de tige comme pour les rosiers.
La présence de fourmis doit vous inciter à regarder de plus près et notamment à l’intérieur des feuilles enroulées comme chez le pommier.
D'une façon générale, vous observerez des déformations des feuilles qui jaunissent, se dessèchent, des boursouflures et craquelures de l'écorce ou des racines qui sont atteintes.
Parallèlement, le rejet de miellat donne un toucher poisseux et entraîne souvent l'apparition de fumagine et/ou de fourmis.

Prévenir l'apparition des pucerons

 D'une façon générale, maintenir vos plantes en bonne santé renforcera leur résistance aux pucerons.
L'emploi d'engrais chimiques favorise l'apparition des pucerons. Utilisez-les avec modération ou préférez-leur du compost ou des engrais organiques décomposés.
Dès la fin de l'hiver, avant le départ des branches charpentières, enduisez le tronc des arbres fruitiers ou autres arbustes d'une ceinture de glu d'au moins 10 cm de large avec des bandes de glu ou de la glu en pot. Ainsi vous interdirez l’accès de l'arbre aux fourmis qui y élèvent les pucerons.
Attention : lorsqu’elles sont nombreuses, les fourmis en se collant sur la glu peuvent finir par former de véritables ponts de cadavres. Il faut donc réengluer régulièrement dans ces cas-là.
La glue se trouve dans le commerce en pots à étaler avec une spatule ou en bandes imprégnées toutes prêtes
à appliquer.
Favorisez la présence de prédateurs naturels des pucerons tels que coccinelles, syrphes et guêpes.
Plantez éventuellement dans votre jardin des plantes qui sont réputées pour éloigner les pucerons, tels que les œillets d'Inde, la lavande, la menthe, le thym, l’absinthe, la sarriette, la rue… à côté de vos cultures menacées.
Ou, au contraire, attirez-les au loin avec des capucines dont ils sont friands et qui vous permettront de les piéger.
Fabriquer du compost  

Cas 1 : Traitez avec des solutions écolos

Il est possible de choisir des traitements respectant l'écosystème ou non toxiques pour l'environnement.

Trois principes de base :

Pour être efficaces, ces traitements sont à appliquer au plus tôt, avant que l'attaque de pucerons ne se développe trop.
Ces traitements ont tous une certaine efficacité dans la lutte contre les pucerons. Si l’un d’entre eux n'est pas suffisant, vous pouvez l'associer à d'autres ainsi qu'à l'usage de plantes répulsives pour additionner les effets.

Attention : ce qui est naturel n'est pas forcement inoffensif. L'exemple de l'interdiction de l'usage de la Roténone est là pour nous le rappeler.

Voici les différentes solutions à adopter pour une lutte écolo :

Introduisez des coccinelles ou encore mieux leurs larves dans les colonies de pucerons, après avoir éliminé les fourmis. Vous en trouverez maintenant assez facilement en vente dans le commerce, car cette méthode est très utilisée par les professionnels entretenant les espaces verts.
Pulvérisez des solutions d'insecticides maison classiques tels que purin d'ortie ou de rue, décoction de ténésie… On en trouve également prêt à l'emploi dans le commerce. Abstenez-vous cependant d'utiliser des macérations de tabac ou de pyrèthres trop actives sur les autres insectes.
Pour de petites surfaces infestées à traiter, effectuez une pulvérisation d'eau savonneuse : diluez une cuillère à soupe de savon noir liquide, additionné ou non d'une cuillère à soupe d'huile végétale, dans 1 L d'eau tiède.
Faire et utiliser un purin d’orties  
Cas 2 : Traitez avec des insecticides chimiques

Si toutefois vous décidez d'utiliser des traitements plus radicaux, respectez ces trois règles de base :
Limitez au maximum, dans l'espace et dans la durée, l'utilisation de produits chimiques qui détruisent l'écosystème indispensable à la lutte naturelle contre les maladies ou les parasites :
Ne les utilisez pas en période de floraison de la plante sous peine de tuer les abeilles et autres insectes mellifères.
Toxiques également pour l'homme, ils sont le plus souvent rémanents : c’est-à-dire qu'ils mettent longtemps pour s'éliminer.
Privilégiez des produits à base de pyrétrines, de deltaméthrine ou autres pyrethrinoïdes toxiques uniquement pour les animaux à sang froid, comme les pucerons (poissons y compris) :
choisissez un insecticide de contact si les pucerons sont bien visibles.
S'ils sont, comme souvent, cachés dans des replis ou des enroulements de feuilles, recourez à un insecticide systémique qui sera véhiculé par la sève et empoisonnera ainsi le puceron où qu'il se trouve lorsqu'il se nourrira.
Évitez l'usage des insecticides polyvalents qui associent un produit à effet choc (immédiat) et un autre à action prolongée dans le temps. Leur usage prolonge d'autant leur effet néfaste sur l'environnement.
Note : certains produits commercialisés associent les deux modes d'activité. Dans tous les cas, lisez bien les précautions d'emploi avant de les utiliser.
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